Toi aussi fais rugir le lapin qui est en toi : abonne-toi --> ou ça
AVIS à la population: je ne publie plus un seul commentaire "anonyme"
ça ne coûte pas grand chose de mettre un pseudo dans une case.

La vidéo à grandes oreilles qui te croque le cerveau :

mardi 29 janvier 2008

Ce que cache la crise des sub-prime (par Mr X)

EPISODE 1



Mr X nous parle aujourd'hui de La crise des subprime qui cache en réalité celle des produits dérivés de crédit, (économie purement virtuelle et spéculative - marché estimé à près de 30 000 milliards de $ à l’heure actuel - le double du PNB des Etats-Unis !!! )

Reprenons :

Les sub-prime, c’est l’histoire d’un pauvre bougre désargenté qui voulait lui aussi consommer.



Sa banque, contre toutes attentes, lui accorde un crédit.



Par naïveté ? Philanthropisme ? Pas vraiment…

Par la grâce de l’alchimie financière, la merde va se changer en or ; du moins temporairement, comme les atours de Cendrillon...
L'accord de ce crédit "à haut risque" n'est possible que parce que la banque peut transférer cette créance risquée vers les marchés financiers.
Pour cela, elle va émettre (vendre) des titres : c'est la titrisation.

Ces créances, infourguables en l'état, sont combinées avec des produits réputés plus sûrs, ceci afin de les rendre plus attractives car moins "risquées".
On appelle cela les produits "packagés".



On prétend ainsi allier le haut rendement lié au risque, à la sécurité de placements plus raisonnables : on a enfin trouvé le pigeon à cinq pattes...

--------------

Toute cette affaire tourne donc rondement jusqu'au jour où les pauvre bougres sus-cités ne peuvent plus faire face à leurs échéances, les taux variables ayant fortement augmentés.



La vente précipitée des logements par la banque, afin de recouvrer la dette, fait s'effondrer le marché immobilier - Marché auparavant nourri à la hausse précisément par les subprimes - empêchant la banque de tirer un prix décent de cette vente!



Nos braves financiers se rendent alors compte qu'ils ne savent même pas quelle est la part de créance à risque contenue dans les produits qu'ils ont acheté.
De saucissonage en remballage, personne ne connaît plus la proportion exacte de viande pourrie dans la merguez !

Dans le doute, anticipant une baisse, on se débarrasse des produits éventuellement avariés... et comme tout est lié dans le merveilleux monde de la finance, c'est l'ensemble des marchés qui se cassent la gueule.



Mais pas d'inquiétude pour ces financiers amoureux du "risque"; à tous les coups ils gagnent, le contribuable étant là pour les sauver à travers l'action des banques centrales... Ils ne se jetteront donc pas par la fenêtre, on est plus en 29, le golden boy se fait fonctionnaire quand il perd.

Et puis, le pauvre bougre n'aurait même pas la satisfaction de les voir s'écrabouiller sur le bitume, il n'a plus la télé, il n'a plus de maison non plus... Les risques pris par la finance, c'est pour le bon peuple.


Plus que jamais, comme l'expliquait déjà le divin barbu (cité récemment par Marine le Pen), les profits sont privatisés et les risques sont mutualisés au coeur de la finance mondiale: mais où est la tête?

(suite au prochain épisode)

Pour connaître l’histoire des produits dérivées :
http://www.monde-diplomatique.fr/1994/07/WARDE/573

Un excellent article sur cette économie :
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/10/KOLKO/13992

1 commentaire:

  1. étonnant de clarté, merci pour cette vulgarisation illustrée.
    ckcnet

    RépondreSupprimer

Attention, lapin méchant!