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vendredi 29 février 2008

Le point Dolto

Assez de pouet-pouet, de ricanements et de mauvais esprit sur ce blog.

Le temps du sérieux est venu, le temps des révélations aussi.

Jacques Lacan, célèbre chansonnier du XXème siècle, disait ceci :
La nature de l'orgasme vaginal garde sa ténèbre inviolée
Ah, le bon mot ! Allégorie et cynisme, quel artiste !
Pourtant, une de ses héritières n'allait pas tarder à l'éclairer...

En effet, la théorie psychanalytique lacanienne avait bien montré qu'une femme qui ne jouit pas du vagin est une moitié de femme et une femme qui ne jouit pas du tout lit des revues féminines...



Seulement voilà, quelques naïves créatures pensaient être sauvées, celles qui avaient atteint le saint Graal de la modernitude, l'Orgasme majuscule...
Or, il n'en est rien!!

Tremblez mesdames, tremblez messieurs, la pensée binaire c'est terminé, voici venir le temps des QUATRE orgasmes.
Françoise Dolto nous les décrit dans son livre "sexualité féminine", et contrairement aux quatre fantastiques, ces orgasmes là ne sont pas du tout complémentaires...



Explications, citations, orgasmatron -->

On peut distinguer :
_ orgasme clitoridien [ma pauvre fille]
_ orgasme clitorido-vulvaire [ouais, pas mal...]
_ orgasme vaginal [bonjour Madame]
_ orgasme utéro anexiel [raaah Lovely !!!]


Une utéro-annexiel typique

---Description de ces quatre orgasmes---

L'orgasme clitoridien :
Lorsqu'il survient avant le déclenchement des autres jouissances, est décevant,discordant, ambigu, contradictoire au plaisir vulgaire qu'il a cependant déclenché.(..)Il est admis que l'excitation clitoridienne sert de déclencheur aux sécrétions vulvo-vaginales, et au plaisir attendu et demandé par la femme de l'intromission du pénis dans le vagin.[mâle pensante !](..)L'orgasme clitoridien qui survient seul n'apaise pas la tension sexuelle, dans la vie génitale de la femme adulte, comme dans la masturbation infantile, le clitoris est décevant.

L'orgasme clitorido-vulvaire :

[Bon, ben elle l'explique pas cui-ci... De toute façon, c'est de la daube, parlons des vraies femmes.]

L'orgasme vaginal :
(...)Dans le cas d'une entente entre les partenaires dont le rythme s'accorde,les mouvements orbiculaires ondulatoires vaginaux se propagent de façon inconsciente sur l'ensemble des parois du vagin qui coaptent le pénis et entraînent une turgescence sécrétoire du col utérin qui, s'il est atteint par les chocs ou le contact du pénis, provoque au point maximum de l'excitation vaginale des spasmes vaginaux dont l'effet sur l'appareil sexuel masculin est l'éjaculation spermatique au point maximum orgastique de la jouissance féminine. [et on respire !]
La femme, agissant et consciente jusqu'à ce point de sa volupté, ne peut être que passive, entièrement envahie de sensation réceptives (...) la résolution tensionnelle qu'il apporte n'est cependant pas aussi durable que celle qui est apportée par l'association à l'orgasme vaginale de l'orgasme utéro-annexiel.[shoot again]

L'orgasme utéro-annexiel (1) :
(...) C'est lui qui apporte la jouissance maximum, secrète et silencieuse, caractéristique de cet orgasme, jouissance tellement vive qu'elle n'est pas compatible avec la maintenance de la sensation d'exister pour la femme. C'est immédiatement après la fin de cette révolution organo-psychique résolutoire [et entubatoire] que la femme retrouve sa conscience un moment disparue,emportée qu'elle se souvient d'avoir été dans sa jouissance au dernier point d'impact vaginal, emportée par le déferlement comme par une lame de fond, en même temps qu'elle en éprouve une sensation intense de bien-être et de reconnaissance envers son partenaire.
L'orgasme utéro-annexiel est pour une femme toujours pleinement satisfaisant, tant du point de vue émotionnel que du point de vue physique. Il n'est jamais suivi de douleurs spastiques, ni de vaginisme réactionnel passif ou actif. Son effet de rénovation énergétique se fait sentir dans tous les domaines psychosomatiques et émotionnels.
(..)
Le fruit pour la femme d'un orgasme complet vaginal et utéro-annexiel éprouvé à l'occasion du coït est triple : l'apaisement de toute tension, la béatitude nirvanique, et chaque fois la conviction d'un bonheur jamais encore éprouvé. Elle ressent un émoi de tendresse reconnaissante pour son partenaire, dont la personne toute entière, seul témoin humain de son existence pendant la faille de temps et de conscience de son orgasme, justifie peut-être alors sa “fente”, sans lui injustifiable ; la personne de son amant est associée à son sentiment et à son ressenti de rénovation.
Il s'y ajoute des résonances émotionnelles d'une qualité toute particulière, lorsque ce coït a des chances, même minimes, d'avoir été fécond, surtout si chacun des partenaires est prêt socialement à assumer cette éventualité [€€€]. Ceci est certainement particulier à l'orgasme génital féminin. Est-ce parce qu'il est un écho de l'archaïque désir du pénis paternel, à qui dans la petite enfance la poupée fétiche avait suppléé ? Est-ce par l'ouverture des temps à venir d'un acte qui, en lui-même, déjà, totalement, a-logique, est cependant pour la femme marqué par son acceptation la plus totale, et qu'alors l'enfant futur le situe dans une dialectique trinitaire de fécondité, signifiance de pérennité vivante de l'entente des amants, au-delà de l'éphémère rencontre duelle ?[on peut se le demander en effet]
Le coït est bien l'acte surréaliste au sens plein du terme, un acte délibéré dans un temps suspendu, dans un lieu où deux corps [et pas plus bande de dégoutants !] se déréalisent par la perte de leur commune et complémentaire référence pénienne du phallus. Le point ou se manifeste la puissance phallique impersonnelle, née de leur narcissisme abandonné, c'est l'acmé de la courbe de l'affrontement, dans chacune des personnes du couple, des pulsions de vits aux rythmes végétatifs, circulatoires et respiratoire intensifiés dans leur amplitude jusqu'au galop cardiaque, et des pulsion de mort, dans le silencieux, total et profond abandon de la conscience "consciente", c'est à dire la jouissance au cours de l'accomplissement orgastique.
(...)
C'est encore dans le champs surréaliste que l'orgasme est opérant quand il entraine à sa suite - la conscience de soi revenue - une satisfaction irisée du prisme de la libido lié à son évolution génétique.
(...)
[CQFD]

Exercice pratique :


Vous avez cinq minutes pour dire de quel orgasme il s'agit


En conclusion, je pense qu'une femme qui n'a jamais eu d'orgasme utéro-annexiel ne fait aucun effort et mérite qu'on la quitte, et qu'un homme qui n'en procure pas n'est qu'un maladroit qu'on se doit également de quitter.



P.S. : je signale, à titre purement scientifique et désintéressé, à mes lectrices que le kroulik procure systématiquement des orgasmes utéro-annexiel en chaîne à toutes ses partenaires... Qu'on se le dise !


Merci super lapin !
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(1) Un grand morceau de bravoure médico-lyrique façon docteur Tissot (L'onanisme, dissertation sur les maladies produites par la masturbation) croisé avec le discours new-age d'un hippie défoncé à l'acide.

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Les Valseuses, un livre et un film, réalisé par Bertrand Blier.
Avec : Gérard Depardieu, Patrick Dewaere, Miou-Miou, Jeanne Moreau, Brigitte Fossey.
Ecrit par : Bertrand Blier
Musique : Stéphane Grappelli
1974 - 113 min


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