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samedi 19 avril 2008

Poème de la blanchitude d'après Senghor

Amusons nous à pasticher légèrement les tamtamesques métaphores du poète négritudisant en saupoudrant son poème d'un peu de farine:


Femme nue, femme blanche

Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté !

J'ai grandi à ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux.
Et voilà qu'au cœur de l'Été et de Midi, je te découvre,
Terre promise, du haut d'un col enneigé
Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l'éclair d'un aigle.

Femme nue, femme lumineuse
Fruit mûr à la chair ferme, claire extases du vin blanc, bouche qui fait
lyrique ma bouche
Lande aux horizons purs, lande qui frémis aux caresses ferventes du
Vent d'Ouest
Violon sculpté, violon tendu qui gémi sous les doigts du vainqueur
Ta voix sucrée de soprano est le chant spirituel de l'Aimée.

Femme nue, femme lumière
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs
des princes d'Irlande
Biche aux attaches célestes, les rubis sont soleils sur la nacre de ta peau
Délices des jeux de l'esprit, les reflets de l'or bleu sur ta peau qui se moire
À la blondeur de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux étoiles prochaines de tes yeux verts.

Femme nue, femme blanche
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Éternel
Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

Lolipop Cendar Kroulik

L'inénarrable original est ici :
http://www.franceweb.fr/poesie/senghor1.htm

1 commentaire:

  1. Dans un style un peu différent et plus sérieux, il y a la chason de "Vae Victis", MON ENFANT.

    Mon enfant

    Mon enfant, tu me demandes
    Pourquoi je suis triste en ce jour
    C'est que derrière tes yeux amandes
    Je vois le monde qui t'entoure

    Un voile sombre a recouvert
    Le pays qui t'as vu naître
    On a passé la camisole
    A la liberté cette folle

    Comment serais-je radieux
    Quand la censure crève les yeux
    Que l'on baillonne des musiciens
    Que l'on agresse des écrivains

    À coup de lois liberticides
    Des historiens partent en exil
    On cède aux croyances stupides
    On appelle à la guerre civile.

    Mon enfant, reste pauvre de coeur
    Mais ne mêle pas tes pleurs
    Aux larmes des profiteurs
    Car ces larmes sont des armes
    Vois dans cette impudeur
    La grimace des voleurs.

    Aujourd'hui il faut que tu saches
    Que ta famille est menacée,
    Parce qu'elle refuse d'être lâche,
    De mentir et de s'abaisser.

    Tu subiras maintes brimades,
    Calomnies et flots de haine,
    Reniements de camarades,
    Persécutions et blasphèmes.

    Mon enfant garde-toi de trembler
    Un jour c'est sûr, Babylone va tomber.
    Fort et sage, résiste aux menaces
    Loin du grand brassage
    Des sexes et des races.

    Hélas, malgré ton joli sourire
    Mon enfant, je ne peux t'offrir
    En ce jour, la liberté
    En plus de mon amour.

    C'est ce qu'on appel le mouvement musical RIF (Rock Indentitaire Français)qui est loin d'être plus médiocre que Césaire.

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