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lundi 16 février 2009

La dictée n'est pas magique

Chers amis réactionnaires,

lorsque vous évoquez les ravages du pédagogisme en terre de France, c'est toujours en pleurant sur l'orthographe bancale des joueurs de Plaiystéchionne.
Seulement, ne voyez-vous pas qu'on vous emmène là où on a envie que vous alliez?
Les dictées de 1920 organisées en place publique, avec à la clef des zéros par milliers, sont le chiffon rouge sur lequel vous vous précipitez tête baissée.
Car si l'orthographe DOIT être maîtrisé, pardonnez-moi de vous dire qu'il n'a jamais modifié d'un iota la pensée d'un peuple et a fortiori de ses élites.
Alors, rêvez moins de Richelieu Vitrificator, souvenez-vous d'Alcofribas Nasier et essayons de sauver le véritable trésor national: l'apprentissage de la pensée cartésienne.

Car au lieu de rester bloqué sur la forme, il serait temps de penser au fond, et ça rime avec dissertation. (D'ailleurs, les pécores qui remarquent les fautes sans prendre connaissance du contenu me sont hautement suspects, les voilà prévenus).

Etudiant, j'avais eu l'occasion de donner quelques cours préparatoires au bac de français à une jeune Allemande fraîchement débarquée... Eh bien la Teutonne était incapable de comprendre le jeu mental qu'exige la thèse/antithèse/synthèse. Parce qu'en Teutonnie on voulait savoir ce qu'elle pensait ex nihilo du sujet. Ici on s'en fout (enfin on s'en fichait) de lire les assertions ineptes d'une gamine, rédactionnées n'importe comment... à l'émotion.

Ce qui comptait, c'était la METHODE! La progression codifiée d'une réflexion, justifiée par les propos de ceux qui valent mieux que SOI!

C'était là que l'élite française apprenait l' humilité, la complexité... la pensée.
C'était le cadeau que le collège unique aurait pu offrir à la masse.


Seulement, ce genre de formation risque de créer une génération à l'ego malpensant, qui ne consomme guère que du papier...
Alors on a préféré l'homo festivus merkatifié: produit unique fabriqué à la chaîne, condamné à ne jamais dépasser la thèse... La fameuse pensée unique , dont cette société du bonheur l'a gavé et appris à se satisfaire.
Bon gré, mal gré d'ailleurs, car commencer à développer une pensée critique c'est se rapprocher au pire de la prison, au mieux de la relégation sociale (à ce propos,vous croyez que ça m'amuse d'avoir à porter un costume de lapin devant mon PC?).

Bref, avoir la possibilité d'appréhender une pensée radicalement opposée à la sienne, ça s'apprend!
Savoir écouter et lire des gens de "l'autre bord", avoir la capacité à trouver du bon là où la nullité est patente (cf.Beboper - son sport favori) et vice-versa, voilà les qualités d'un honnête homme.
Que Words me patafiole, mais avoir une orthographe exacte ne servira à rien pour en finir avec la doxa des bienfaiteurs de l'humanité!(cf.Gluckchnard)

Obliger un gamin à faire une thèse/antithèse/synthèse sur l'utilité de l'art, la mise à mort de son prochain ou le flan aux pruneaux, croyez-moi, ça dérouille plus les synapses que de savoir si on écrit imbécillité avec un L ou deux L...

Seulement voilà... Pour ça il faut des profs qui sont eux-mêmes des honnêtes hommes et pas des sectaires.... Pas cette soldatesque du spontanéisme et des pédagogies participatives qu'essayent de vomir les IUFM depuis 20 ans. Je dis "essayent", parce qu'il semblerait que les derniers sortis de cette machine à humilier le bon sens et l'intelligence ne soient pas les plus enclins à prendre la relève des pédagoleries.

_ Et tous les autres? Les vieux cons de 68 et leurs créatures? On ne va tout de même pas les piquer? Meirieux aussi a le droit de vivre!

Certes... Calmons-nous... Si Darcos parvenait déjà à les recycler en dictaphones...
Il sauverait de la peste pédagolgique des milliers de jeunes cerveaux disponibles.


2 commentaires:

  1. Pour poursuivre ce que j'ai dit sur le CGB !

    Oui j'ai trouvé ton sujet remarquable car cela nous ramène à des notions essentielles qui m'ont ouvert les yeux dans ma jeunesse.

    La littérature paraissait pour moi un monde impénétrable jusqu'à ce que je tombe sur un prof de philosophie.

    C'est ça que j'aime dans ton sujet : La proposition de thèses contradictoires, une confrontation d'idées, de la logique dans l'argumentation etc.. etc..

    Je ne sais trop bien que depuis que je suis dans le milieu nationaliste on voit les choses souvent de façon monolithique. Et ça fait du bien de trouver un peu de la perspective.

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  2. Cool, je suis en train de détourner un militant du dogme!

    ;)

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Attention, lapin méchant!